Lyne Richard : La robe à petits pois : Poésie : AMV édition : 2026 : 86 pages

L’auteure des nouvelles de Prismacolor no 325, ouvrage paru en 2021, et dont je garde un excellent souvenir, a produit depuis son tout premier recueil de poèmes, Les soifs multipliées (1994), un peu moins d’une vingtaine de livres. Elle est poète, romancière et nouvelliste. La qualité de son travail a été saluée par ses pairs à maintes reprises. Qui lit aujourd’hui sa Robe à petits pois saisit amplement le bien-fondé de cette reconnaissance. 

Le titre convient parfaitement à l’ensemble de poèmes, lequel à proprement parler ne correspond pas à un recueil, du moins pas à un recueil constitué de pièces diverses artificiellement agencées. Comme nous le verrons, ses poèmes sont organiquement reliés les uns aux autres, et ce, par le fil d’une filiation oh combien douloureuse ! Fruits d’une nécessité intérieure, ils s’attaquent à des nœuds profondément enracinés dans le cœur et la sensibilité de la poète.

Le titre est bien trouvé en cela qu’il donne peut-être d’abord à penser qu’il coiffe un ouvrage léger, lequel broderait mièvrement l’étoffe d’une jolie petite robe charmante, mais insignifiante. Il n’en est rien. Le contraste entre la légèreté qu’évoque la robe et l’univers dans lequel nous plonge la poète est saisissant. Au figuré, cette robe est déchirée. Elle est d’une beauté innocente qui tranche sur l’obscurité des heures s’écoulant misérablement dans le bien triste quotidien de sa petite enfance. C’est que la fillette mène une existence sourdement dévastée par la maladie de sa mère, celle-là même qui justement a cousu la robe que porte la petite. Dès la première page du livre, le champ lexical éclaire d’une manière crue le monde dans lequel nous prenons place. Lisons les tout premiers mots.

Ce serait l’histoire d’une mère désaccordée
ses cordons en lambeaux sur le trottoir
et d’une fille à repriser
de bord en bord

« Ce serait ». Ce conditionnel est-il à mettre au compte d’une fioriture stylistique ? d’une inscription ostensible du texte dans une modernité littéraire ? À mon avis, il ne s’agit pas d’un tic d’écriture. Le temps de verbe choisi signifie que le livre ne racontera pas une histoire, du moins ne fera pas récit, en tout cas pas récit linéaire, avec un début, un développement empruntant à la logique narrative et enfin une conclusion. De toute évidence, cette histoire ne peut pas vraiment être conclue ; elle ne peut que se poursuivre, ne serait-ce qu’en raison des séquelles qu’elle laisse chez l’enfant et chez celle qui, plume à la main, bien plus tard éprouve le besoin de repriser son passé.

« Ce serait » et non pas « cela sera » ou « cela est ». Autrement dit, moi, Lyne Richard, si je voulais écrire un roman avec cette matière, créer une fiction à partir de ma propre réalité, je raconterais l’histoire « d’une mère désaccordée » et de sa fille toute déchirée dont les coutures se détachent et qui cherche sans arrêt à se rapiécer.

Bref, l’histoire qui ne sera pas racontée ici sera tout de même racontée, mais en poésie, en microrécits débordant de poésie, elle le sera à l’aide de fragments qui en s’ajoutant les uns aux autres recomposeront la petite robe à pois ou plutôt celle qui la portait et qui, en mémoire, continue d’en supporter le poids.

Sans pathos, alors que d’autres céderaient au lyrisme des lamentations, sans se complaire dans un misérabilisme qui pourtant conviendrait à rendre la misère dont elle traite, la poète (ou si l’on préfère la « narratrice », mais je crois, tant les accents d’authenticité résonnent ici avec force, que dans cet ouvrage il n’y a pas  de « je de l’écriture», pas de « jeu de l’écriture » : ou si l’on préfère, ce « je » n’est pas entièrement un autre au sens littéraire de l’expression), la poète, dis-je, produit un témoignage dont on saisit immédiatement la gravité, quand bien même jamais elle ne recourt à l’emphase ou l’hyperbole. Elle procède par fines touches, mais lorsque l’ampleur de ce qu’elle décrit et raconte l’y conduit, elle accentue la charge, la densité textuelle, usant alors d’expressions fortement imagées tout à fait idoines au sujet qu’elle aborde. Sujet atterrant s’il en est. Car la mère est gravement malade, qui souvent doit séjourner à l’hôpital. Car son esprit éteint assombrit la vie des siens. Car la petite fille se morfond dans l’absence d’une mère qui, même lorsque présente, n’en demeure pas moins profondément absente, tout absorbée qu’elle est par les démons qui la rongent de l’intérieur.

Il y a très peu de bonheur dans cette histoire. Et l’amour, en tout cas la tendresse, semble ne tenir qu’à un fil, lequel s’effiloche progressivement pour bientôt se rompre, pour être rompu, à vrai dire, par la fille qui impérativement devra se protéger des abysses où la plonge la triste enfance qui lui est faite. Peu de fragments laissent entrevoir des embellies. Il arrive, mais cela dure à peine le temps d’une chanson, que la mère sorte de sa torpeur pour se mettre à danser. Autrement, au quotidien, elle en est réduite à ses angoisses. Le mot « folie » est écrit ; d’autres lui font écho : « névrose », « abîmes », « délires », « dépressions ». Tout ici est sombre, et je le répète, il y a peu d’embellies :

des petits restants de joie
se penchaient parfois

des matins de pain frais
de moineaux affamés
et de cordes à linge bien remplies

Et encore ceci :

j’imaginais une maison sans crevasses
les fenêtres buvaient le soleil
des marguerites et des comptines 

Pour échapper à la sombre atmosphère familiale, à l’accablante absence de sa mère, la petite fille, qui dans sa robe à petits pois apprenait « à mourir / à l’âge de la maternelle », s’installait sur le bord du trottoir et « coloriai[t] le monde ». Il lui fallait fuir sa vie pour en inventer une autre. Sa mère avait beau avoir « la beauté / de celles qui portent le ciel », ici-bas sur terre, elle vivait un enfer et en faisait vivre un à son entourage. Elle tenait un langage démoniaque. Sa fille lui dit : « tu n’auras jamais su / les démons imbriqués / dans ta parole ». De même qu’elle coloriait un monde s’opposant à la grisaille du sien, la fillette désirait remplacer sa mère par une autre, une mère inventée. Elle évoque « l’espoir d’une autre mère ».

Mais inventer une autre mère ne suffit pas. L’enfer perdure. La maladie de la mère  « [tue les] lumières » de son enfant et la tient « serrée / contre une histoire qui finit mal ». Les répercussions du mal-être de la mère sont telles que la fillette se trouve en quelque sorte rejetée dans le néant. Le bruit des sirènes des ambulances qui ramènent une fois de plus la mère à l’hôpital disperse « [sa] naissance / au bord du vide ». Décidément, s’inventer une nouvelle mère ne suffira pas. Il faudra la détruire.

Violence pour violence, afin d’en découdre vraiment avec son passé, la fille doit détruire celle qui l’a détruite. La mère est une prisonnière, elle-même geôlière de sa fille : « tes angoisses étaient des barreaux / tu me frappais avec du vide ». On le sait, de nombreux enfants sont victimes de mauvais traitements, ils subissent des sévices, reçoivent des coups. Ce qui est d’autant plus frappant ici, c’est que la fillette est frappée « avec du vide », avec de l’absence, absence de soins et d’attention. La tendresse que la mère ne lui prodigue pas blesse l’enfant et laisse dans son âme des cicatrices indélébiles : « j’aurai mis ma vie / à m’en remettre ». À tenter de guérir, pourrait-on dire, à tenter de m’en remettre.

Rien ne sera résolu, le passé ne se balaie pas facilement. Il est des petites robes à pois qui se fixent à demeure dans la mémoire. C’est ce que permet de comprendre la deuxième partie du livre. À proprement parler rien n’indique formellement, graphiquement, dans sa mise en page, que ce livre se présente en deux étapes, en deux parties, rien, si ce n’est une citation empruntée à Marie Uguay : « Je suis à vif avec parfois des tentations de larmes. » À partir de ce point, les poèmes accorderont de moins en moins d’importance à la mère, qui toutefois continuera de hanter sa fille. Cette dernière est devenue une adolescente.

Mais avant de poursuivre, vite, je m’empresse de me corriger. Cela m’avait d’abord échappé. Le poème qui suit la citation Marie Uguay s’ouvre avec une majuscule. Or, tous les autres poèmes commencent avec un mot sans majuscule. Tous les poèmes ? Non, vérification faite, échappe également à cette constante le tout premier poème du recueil. Il y a donc bel et bien une indication manifeste, quoique le procédé soit à peine perceptible, d’une division du livre en deux parties. Quoiqu’il en soit, cette division saute malgré tout aux yeux dans la mesure où la présence de la fille fait ici place à l’absence de la mère. Ce sont sur le plan du fond, du propos, les suites de la maladie de la mère, ses conséquences dans la vie de la fille qui feront désormais l’objet des poèmes.

je n’avais pas quinze ans
que je pleurais déjà
en effeuillant la marguerite
recueillie
et pliée en deux
comme une vieille enveloppe 

L’adolescente éprouvera de la difficulté à « fêter un nouveau corps / avec des airs de femme ». À « l’âge des précipices / l’envie de mourir / aux poignets », éprouvant une profonde mélancolie, elle sera en proie à des tendances suicidaires. Elle ressentira un malaise, une impossibilité à vivre dans une « ville [qui] ne [lui] ressembl[e] pas ». Le mal de vivre qu’elle ressent est héréditaire : « passées dans mes veines / par la continuité du sang / les larmes de ma mère / telle une boue sur des roches ».

Avec ce livre, nous tournons des pages prégnantes relatant les déboires d’une enfant malheureuse. Où en sera-t-elle plus tard, une fois devenue adulte, cette fillette qui tenait tout contre elle sa jolie robe à petits pois ? Adolescente, elle rêvait « aux arbres / aux chiens / qui égorgent leur maître ». Sa douleur aura-t-elle enfin trouvé de durables embellies ?

Ce beau et très fort recueil prend fin sur une note positive : « avec le temps / ouverte à la noyade / j’ai posé mon corps / sur une autre vie ».

Sur une autre rive, sur la terre ferme, non plus celle, espérons-le, d’un enfer.

Note positive ? Oui et non. Il y a un bémol. L’enfant est parvenue à une autre vie, oui, peut-être, « mais je dormais toujours / dans le poing de mes faillites / chaque horizon me traversant / aussi vite qu’une étoile ».

Note positive ? Assurément. Car voici un bel ouvrage.

On donne parfois des étoiles aux livres. Celui-ci en mérite une myriade. Encore plus d’étoiles qu’il n’y avait de petits pois sur la robe de la fillette.

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Auteur : Daniel Guénette

Né le 21 mai 1952, Daniel Guénette est originaire de Montréal. Il a vécu la majeure partie de son existence dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Après des études en lettres à l’Université de Montréal, où il obtient un diplôme de maîtrise en création littéraire, il enseigne la littérature au cégep de Granby. En 2011, il prend sa retraite après 34 années d’enseignement. À l’aube de la soixantaine, il renoue avec l’écriture qu’il avait cessé de pratiquer durant près de vingt ans. Il publie chez Triptyque deux recueils de poésie, Traité de l’Incertain en 2013 et Carmen quadratum en 2016, ainsi qu’un récit, L’École des Chiens, en 2015. Dans son œuvre antérieure alternaient ouvrages de poésie (3 titres au Noroît, 2 chez Triptyque) et productions romanesques (3 titres chez Triptyque). Ces ouvrages furent publiés entre 1985 et 1996. L’ensemble fut bien reçu par la critique. À l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Triptyque, feu Réginald Martel écrivait : « Et on soupçonne que bien des éditeurs seraient ravis d’inscrire à leur catalogue, parmi quelques auteurs de Triptyque, le nom d’un Daniel Guénette, par exemple. » J. Desraspes a enchanté Jean-Roch Boivin : « Ce roman est un délicieux apéritif, robuste et délicat, son auteur un écrivain de talent et de grands moyens. » Réginald Martel parle d’un roman « qu’on dévore sans reprendre son souffle » ; il salue également la parution des romans qui suivent, se montrant surtout favorable à L’écharpe d’Iris. Pierre Salducci écrit dans Le Devoir un article élogieux sur ce roman : « L’écharpe d’Iris est une réussite, une petite musique qui nous parle de la nature humaine et qu’on n’arrive pas à oublier. Un roman magnifique, un vrai. Pas un phénomène de mode. Pas un produit branché et périssable. Mais de la littérature. Tout simplement. » L’École des Chiens, qui en 2015 marque le retour de l’auteur au récit, a été commentée par divers blogueurs, dont le poète Jacques Gauthier : « Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. » Pour sa part, Topinambulle écrit : « Dans ce très beau récit, un homme apprivoise doucement le deuil de son chien. À la manière de Rousseau, Daniel Guénette nous invite à le suivre dans ses promenades, dans les méandres de ses souvenirs, où l'évocation de l'ami fidèle nous servira de guide. ». Dominic Tardif, dans Le Devoir, 4 juillet 2015 a rendu compte chaleureusement de L’école des chiens. Il a souligné qu’avec ce récit, l’auteur avait produit « de la vraie littérature » : « Plus qu’un livre sur un maître et son animal, L’école des chiens célèbre le pouvoir de l’écriture qui, chez Daniel Guénette, n’aspire pas à remplacer l’en allé, mais bien à en continuer la vie. » Recommandé avec enthousiasme à ses téléspectateurs, L’école des chiens a fait l’objet d’un échange de cadeaux à l’émission LIRE présentée sur ARTV. À partir de 1975, l’auteur a collaboré à diverses revues de littérature à titre de poète et de critique. On a pu lire ses recensions dans la revue Mœbius. Pour l’une d’elles, l’auteur a été finaliste au Prix d’excellence de la SODEP 2016, dans la catégorie Texte d’opinion critique sur une œuvre littéraire ou artistique. Plus récemment, l’auteur a publié deux nouveaux titres en poésie, Varia au Noroît en 2018 et, à l’hiver 2023, La châtaigneraie aux Éditions de la Grenouillère. Pour ce recueil, le poète a été finaliste au Prix d’excellence du webmagazine La Métropole. Dans la recension que réserve à cet ouvrage la revue LQ, le critique Antoine Boisclair écrit: « Ce recueil émouvant, très maîtrisé du point de vue formel, témoigne d’un savoir-faire indéniable. » Le critique et poète français Pierre Perrin écrit dans sa revue trimestrielle de littérature, la revue française « Possibles », ne pas confondre avec la revue québécoise du même nom : « Daniel Guénette a le vers sûr, souvent proche de l’alexandrin, parfois très bref. Il sait restituer une vie, avec sa foudre, ses éclairs, et les moments de calme, voire de communion. La Châtaigneraie constitue un beau recueil presque filial. » Pour sa part, dans Le Ou'tam’si magazine, Nathasha Pemba déclare que « La châtaigneraie est un recueil de poésie qui a l’allure d’un hommage, d’un renouvellement du contrat amical. C’est une poésie ontologique qui va au fond des choses pour faire émerger l’être. Daniel Guénette une fois plus confirme qu’il est poète, le poète de l’amitié, le poète de l’altérité, le poète de l’éternité. » Outre ces recueils de poésie, l’auteur fait paraître quelques nouveaux romans. De Miron, Breton et le mythomane, paru en 2017 à La Grenouillère, Dominic Tardif écrit dans Le Devoir : « Chronique des glorioles imaginaires d’un grand taquin aimant (se) conter des histoires et fabuler une légendaire vie d’aventures, Miron, Breton et le mythomane est le carton d’invitation d’une fête organisée en l’honneur du mensonge auquel s’abreuve n’importe quelle forme de littérature digne de ce nom. » Pour sa part, Dédé blanc-bec reçoit dans Nuit Blanche un commentaire signé Gaétan Bélanger : « Le ton poétique empreint d’humour et de nostalgie adopté par l’auteur rend extrêmement agréable la lecture de ce roman émouvant. Il faut préciser que, tout d’abord, il est un peu déroutant de suivre les bonds fréquents de la narration dans le temps. Plus que de simples digressions, elles donnent parfois l’impression que l’auteur saute du coq à l’âne pour revenir aux mêmes événements, observés sous un angle différent. Mais on s’habitue vite à cette manière ou à ce style et on l’apprécie pour son originalité. Voilà donc un roman au texte minutieusement poli et se démarquant par sa qualité et son audace. » Vierge folle est le dernier roman de l’auteur. La recension parue dans Culture Hebdo se termine avec ces mots : « Nous vous laissons le soin de découvrir la conclusion. Excellent, est un euphémisme. On a adoré. » Ce roman, sans doute le meilleur de l’auteur, s’il a suscité l’enthousiasme de ses lecteurs n’a guère fait l’objet de recensions sérieuses. Pour des recensions sérieuses, il aura fallu attendre l’hiver 2023. Au billet d’Antoine Boisclair portant sur La châtaigneraie, se sera ajoutée dans Le Devoir une chronique de Louis Cornellier consacrée non pas à un roman ou un recueil, mais à un essai. Le journaliste y salue d’abord le travail entrepris par l’écrivain sur son blogue : « Fin lecteur de poésie, l’écrivain s’y impose comme un critique raffiné, érudit et amical dont le style, limpide et élégant, s’apparente à celui de la conversation relevée. Ces qualités en font une rareté dans le paysage littéraire québécois. » Puis, il rend compte de l’essai : « Dans Le complexe d’Orphée (Nota bene, 2023, 186 pages), l’écrivain se fait plus essayiste que critique en proposant « une manière de promenade » dans laquelle il tente « de saisir la nature de la poésie ». Fidèle à son approche modeste et exploratoire, il déambule en compagnie des poètes et penseurs qu’il aime afin de délimiter son objet, tout en cultivant le souci de ne pas l’enfermer. » Il conclut sa chronique en ces termes : « Partisan des « poèmes limpides » qui disent de « simples vérités », Guénette trouve dans la poésie un antidote « à l’endormissement de [ses] facultés » ou, comme l’écrit Valéry, un discours « chargé de plus de sens, et mêlé de plus de musique, que le langage ordinaire n’en porte et n’en peut porter ». Fénelon aurait aimé ce livre admirable. » La conclusion de l’article d’Antoine Boisclair portant sur La châtaigneraie était elle aussi plutôt réjouissante : « Romancier accompli (son dernier récit, Vierge folle, est paru en 2021 aux éditions de La Grenouillère), critique littéraire important (son blogue, intitulé Dédé blanc-bec, offre des comptes rendus très étoffés sur des publications québécoises), Daniel Guénette est aussi un poète qui mérite toute notre attention. »

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