Judy Quinn : Tout est caché : Poésie : Éditions du Noroît : 2021

Tout récemment, comme souvent le hasard nous y conduit, j’ai tendu machinalement le bras et sorti de ma bibliothèque un livre. Pas n’importe lequel, il s’agit de l’édition complète des Manifestes du surréalisme parus chez Jean-Jacques Pauvert, en 1972. Judy Quinn n’était pas née.

Je n’avais pas l’intention de me replonger dans la lecture de ces écrits, mais seulement d’y fureter, ne serait-ce que pour renouer avec la prose si impressionnante de son auteur. Breton, dont la postérité s’empressa de faire un Bossuet moderne en raison justement de la splendeur de son écriture, n’eût pas souhaité qu’on s’arrêtât à la dimension esthétique de son travail, ayant des choses urgentes à dire et se préoccupant, faut-il le rappeler, de rien moins que du sort du monde. Souci qui n’est sans doute pas tout à fait étranger à Judy Quinn.

Enfin! Je ne raconte pas cette anecdote du bras tendu uniquement parce qu’il faut bien commencer un billet d’écriture par quelque chose, mais bien plutôt afin de dissiper le possible malentendu que pourrait engendrer ce qui suit. L’on pourrait me prêter des lectures plus savantes que celles auxquelles habituellement je m’adonne.

Il se trouve que dans Situation surréaliste de l’objet (1935), Breton extrait de L’introduction à la Poétique de Hegel le passage suivant. En le lisant, j’ai immédiatement pensé au recueil de Judy Quinn. Je cite : « L’objet d’art tient le milieu entre le sensible et le rationnel. C’est quelque chose de spirituel qui apparaît comme matériel. L’art et la poésie créent à dessein, en tant qu’ils s’adressent aux sens et à l’imagination, un monde d’ombres, de fantômes, de représentations fictives, et l’on peut pour cela les accuser d’impuissance comme incapables de produire autre chose que des formes vides de réalité. »

Ce que Breton fait de cette citation ne nous concerne pas, je veux dire ici, alors qu’il est question d’appréhender l’univers poétique de Judy Quinn. La citation, du moins ses premiers mots, me paraît constituer un brillant rappel de ce que sont l’art et tout particulièrement la poésie. J’omettrai de commenter le second volet de la citation, celui où il est question d’impuissance. Je ne veux retenir que la notion d’équilibre ou d’aller-retour qui fait le texte balancer entre le sensible et le rationnel. La poésie s’adresse « aux sens et à l’imagination », elle crée, nous dit Hegel, « un monde d’ombres, de fantômes, de représentations fictives ». Tel est bien, me semble-t-il, ce qu’on découvre lorsqu’on entreprend la lecture de Tout est caché.

Je ne jouerai pas au petit malin. Il me faut confesser qu’à l’instant même, c’est-à-dire tout juste après avoir transcrit la citation de Hegel, je me suis souvenu des vers suivants qui, en toutes lettres, figurent sur la quatrième de couverture. Ils sont évidemment extraits de Tout est caché : « J’ai sans doute trop rêvé être un fantôme / et faire peur aux gens comme nous. » Devant ce lien unissant les mots de Quinn à ceux d’Hegel, Breton évoquerait sans doute ce fameux hasard objectif si cher aux surréalistes.

Chose certaine, si le fantôme de Breton en venait à séjourner parmi nous, il s’attarderait volontiers dans les parages de l’univers de Quinn. Il constaterait que quelque cent ans après la parution de ses Champs magnétiques, l’esprit qui l’animait, lui et ses compagnons, est toujours aussi vivant. Bien entendu, quand je dis « esprit », je ne parle pas de conformité, de copie, de stricte obédience à une poétique qui, nous sommes tous d’accord sur ce point, a plus ou moins fait son temps. Ainsi ne trouvera-t-on pas vraiment d’écriture automatique chez la poète, mais en revanche, on y verra la fantaisie et la créativité prônées par la plupart des surréalistes du siècle dernier.

Cette fantaisie, bien avant que la révèlent les mots de l’écrivaine, nous apparaît dans la matérialité même de l’objet qu’est ce recueil. C’est dire que son dehors est conforme à son dedans. La couverture du livre est jaune. On y voit une illustration quasi enfantine, faite de lignes plutôt aérées et de taches de couleurs, où en apparence rien n’est franchement représenté, sinon est évoqué possiblement un visage, sa bouche ouverte, mais qui sait ? Il y a, si on le désire, lieu de faire comme avec les nuages : on peut s’amuser à y voir ce qu’on veut bien y voir, laissant alors libre cours à son imagination. Ce « libre cours », on sera également invité à s’en prévaloir lorsque l’on ouvrira enfin ce livre.

Mais demeurons un instant encore sur la couverture. Elle n’a pas fini de nous parler. Son illustration est signée Anna Quinn. Nous devons certainement à cette dernière les lettres ornant la première et la quatrième de couverture du recueil. Elles sont tracées à la main, non pas négligemment, mais non plus avec un semblant de rigueur qui serait alors calquée sur celle des caractères d’imprimerie. Bref, titre de l’ouvrage, nom de l’autrice et de la maison d’édition, citation sur la quatrième, tout, à l’exception du logo de la maison et du code-barre, provient de la main de l’artiste. Ce travail épouse tout à fait l’esprit du livre. Sont également en symbiose avec l’œuvre les illustrations contenues dans le recueil, elles aussi d’Anna Quinn.

Avant d’en venir à la facture du recueil et si possible à son propos, je souhaite partager une réflexion. Elle vaut ce qu’elle vaut.

Tout travail d’art, ici de poésie, implique une part de subjectivité, laquelle a justement partie liée avec l’objet qui résulte de sa fabrication. Autrement dit, la subjectivité intime, à l’œuvre dans l’écriture, perdure à travers l’objectivité du produit. Eh! Que nous chantez-vous là, s’écriera-t-on ? Oui, je l’admets, ce verbiage manque de clarté. Reformulons.

Qui prend la plume afin d’écrire investit dans son travail une part secrète de son être. Tout est caché ? Tout ou presque au contraire participe d’un certain dévoilement. Salomé aura beau cependant laisser tomber un à un tous ses voiles, danser à corps perdu, comme par une sorte de décence magique ces derniers, à nouveau vaporeux, reviendront l’envelopper tout entière. Salomé, ou si vous préférez l’âme du ou de la poète, ne peut ni ne veut tout dire. Ce qui est dévoilé dans l’écriture, une sorte de brume vient toujours plus ou moins en recouvrir le caractère et le sens. Dans certains cas, on ne comprend même pas tout à fait ce qu’on a écrit. Dans Parlons de nuit, de fureur et de poésie, François Guerrette confie à Gérald Gaudet qu’il est « un très mauvais lecteur de [ses] propres textes. […] Je n’aurais jamais cru dire ça, mais je ne sais pas ce que j’écris. » Dans le même ouvrage, Benoît Jutras confie qu’« on ne sait pas tout à fait ce qu’on fait ». C’est dire la part d’inconscient qui se glisse entre les mots. Encore une fois, la porte se trouve ici grandement ouverte, par laquelle s’immisce l’esprit du surréalisme tel qu’évoqué plus haut.  

Surréalisme mis à part, au cœur d’un ouvrage littéraire, discrètement caché ou se manifestant de manière ostensible, se trouve une personne. Elle se profile à travers les pages de son livre. Lire, c’est un peu aller à la rencontre de cette personne, pour nous imaginaire, mais bien réelle et qui réellement entend ce qu’en retour nous déclarons au sujet de son œuvre. Il m’apparaît que le moindre des devoirs du lecteur, sa responsabilité si l’on peut dire, c’est de prendre bien soin de la parole qui lui est adressée, de chercher en tout cas à vraiment l’accueillir.

Dans le cas de la parole de Quinn, nul besoin pour le lecteur de fournir un effort considérable afin que le rendez-vous entre lui et cette parole ait lieu. Cela tient à une sorte de grâce, à une manière de charme qui se trouve enclos dans cette parole.

La poète raconte une histoire en un peu moins de soixante-dix petits poèmes, il s’agit d’une histoire incertaine, je veux dire décousue, constituée de maintes scènes à peu près comparables dans leur substance à celle des illustrations de Anna Quinn. Je dis bien « à peu près », car les illustrations sont plutôt abstraites. Les poèmes de Quinn sont-ils « figuratifs » pour autant ? En tout cas, on y voit des figures, je ne parle pas de figures de style, mais de visages, de personnages, à commencer par celui de la narratrice. Je dis narratrice puisque nous avons affaire à des poèmes en prose, des poèmes où il y a justement des personnages qui accomplissent certains gestes dans un espace donné.

Nous sommes à Delhi, la plupart du temps à l’hôtel Royal Deluxe. Il y a une jeune femme, celle qui dit « je » : on imagine que c’est une jeune femme ; ce n’est pas une centenaire qui écrirait : « Nous baisons devant un portrait de Gandhi. » La femme séjourne à l’hôtel avec son amoureux. Tous deux visitent la ville et ses environs. Dès les premières, pages nous faisons la rencontre du réceptionniste. C’est un drôle d’homme. Il annonce quelque chose qui est loin d’être réjouissant : il « nous informe que les morts ont pris le pouvoir sur Terre. / Nous nous sentons comme des billets de loto déchirés. / Il sort de son crâne un peigne en plastique bleu. »

À quoi cela rime-t-il, se demandera-t-on ? Je reviens à Hegel : « L’art et la poésie créent à dessein, en tant qu’ils s’adressent aux sens et à l’imagination, un monde d’ombres, de fantômes, de représentations fictives ».

Il faut lire la totalité de ce recueil pour voir sa cohésion, sa cohérence de sens et de forme. Il n’y a pas ici une imagination débridée où une autrice raconterait tout ce qui lui sort par la tête. On est plutôt confronté à un imaginaire riche de la substance dont sont faits les rêves, lesquels sont tout sauf incohérents : ils ne nous réjouiraient pas autant, ne nous bouleverseraient pas autant s’il en était autrement.

La fantaisie, est-il besoin de le rappeler ? n’est pas synonyme de légèreté. Dans « Caché », le tout premier poème, la « narratrice » confie avoir « compté le nombre d’années qu’il [lui] reste à vivre / si tout se passe normalement. / J’ai lancé des galets dans le canal / et pas un n’a rebondi. / Au moins dix corbeaux ont été attirés par mes pierres. »

Ce poème est aussi court que les autres, j’en ai presque cité la moitié. La poète poursuit en disant qu’elle a vidé un poisson pendant qu’il la regardait. Il y a là une bien fine observation. Ce regard mort, le regard de la mort, nous fixe sans arrêt. En se remémorant ce geste d’éviscération, le « je » du poème pense à son père, un personnage qui par intermittences traversera le recueil : « On a vidé mon père avant de l’exposer / il n’avait plus de cœur / je ne lui ai pas tenu la main. / J’ai voulu savoir où on avait mis ses organes. / On m’a dit : « Tout est caché. »

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Auteur : Daniel Guénette

Né le 21 mai 1952, Daniel Guénette est originaire de Montréal. Il a vécu la majeure partie de son existence dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Après des études en lettres à l’Université de Montréal, où il obtient un diplôme de maîtrise en création littéraire, il enseigne la littérature au cégep de Granby. En 2011, il prend sa retraite après 34 années d’enseignement. À l’aube de la soixantaine, il renoue avec l’écriture qu’il avait cessé de pratiquer durant près de vingt ans. Il publie chez Triptyque deux recueils de poésie, Traité de l’Incertain en 2013 et Carmen quadratum en 2016, ainsi qu’un récit, L’École des Chiens, en 2015. Dans son œuvre antérieure alternaient ouvrages de poésie (3 titres au Noroît, 2 chez Triptyque) et productions romanesques (3 titres chez Triptyque). Ces ouvrages furent publiés entre 1985 et 1996. L’ensemble fut bien reçu par la critique. À l’occasion du vingtième anniversaire des éditions Triptyque, feu Réginald Martel écrivait : « Et on soupçonne que bien des éditeurs seraient ravis d’inscrire à leur catalogue, parmi quelques auteurs de Triptyque, le nom d’un Daniel Guénette, par exemple. » J. Desraspes a enchanté Jean-Roch Boivin : « Ce roman est un délicieux apéritif, robuste et délicat, son auteur un écrivain de talent et de grands moyens. » Réginald Martel parle d’un roman « qu’on dévore sans reprendre son souffle » ; il salue également la parution des romans qui suivent, se montrant surtout favorable à L’écharpe d’Iris. Pierre Salducci écrit dans Le Devoir un article élogieux sur ce roman : « L’écharpe d’Iris est une réussite, une petite musique qui nous parle de la nature humaine et qu’on n’arrive pas à oublier. Un roman magnifique, un vrai. Pas un phénomène de mode. Pas un produit branché et périssable. Mais de la littérature. Tout simplement. » L’École des Chiens, qui en 2015 marque le retour de l’auteur au récit, a été commentée par divers blogueurs, dont le poète Jacques Gauthier : « Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. » Pour sa part, Topinambulle écrit : « Dans ce très beau récit, un homme apprivoise doucement le deuil de son chien. À la manière de Rousseau, Daniel Guénette nous invite à le suivre dans ses promenades, dans les méandres de ses souvenirs, où l'évocation de l'ami fidèle nous servira de guide. ». Dominic Tardif, dans Le Devoir, 4 juillet 2015 a rendu compte chaleureusement de L’école des chiens. Il a souligné qu’avec ce récit, l’auteur avait produit « de la vraie littérature » : « Plus qu’un livre sur un maître et son animal, L’école des chiens célèbre le pouvoir de l’écriture qui, chez Daniel Guénette, n’aspire pas à remplacer l’en allé, mais bien à en continuer la vie. » Recommandé avec enthousiasme à ses téléspectateurs, L’école des chiens a fait l’objet d’un échange de cadeaux à l’émission LIRE présentée sur ARTV. À partir de 1975, l’auteur a collaboré à diverses revues de littérature à titre de poète et de critique. On a pu lire ses recensions dans la revue Mœbius. Pour l’une d’elles, l’auteur a été finaliste au Prix d’excellence de la SODEP 2016, dans la catégorie Texte d’opinion critique sur une œuvre littéraire ou artistique. Plus récemment, l’auteur a publié deux nouveaux titres en poésie, Varia au Noroît en 2018 et, à l’hiver 2023, La châtaigneraie aux Éditions de la Grenouillère. Pour ce recueil, le poète a été finaliste au Prix d’excellence du webmagazine La Métropole. Dans la recension que réserve à cet ouvrage la revue LQ, le critique Antoine Boisclair écrit: « Ce recueil émouvant, très maîtrisé du point de vue formel, témoigne d’un savoir-faire indéniable. » Le critique et poète français Pierre Perrin écrit dans sa revue trimestrielle de littérature, la revue française « Possibles », ne pas confondre avec la revue québécoise du même nom : « Daniel Guénette a le vers sûr, souvent proche de l’alexandrin, parfois très bref. Il sait restituer une vie, avec sa foudre, ses éclairs, et les moments de calme, voire de communion. La Châtaigneraie constitue un beau recueil presque filial. » Pour sa part, dans Le Ou'tam’si magazine, Nathasha Pemba déclare que « La châtaigneraie est un recueil de poésie qui a l’allure d’un hommage, d’un renouvellement du contrat amical. C’est une poésie ontologique qui va au fond des choses pour faire émerger l’être. Daniel Guénette une fois plus confirme qu’il est poète, le poète de l’amitié, le poète de l’altérité, le poète de l’éternité. » Outre ces recueils de poésie, l’auteur fait paraître quelques nouveaux romans. De Miron, Breton et le mythomane, paru en 2017 à La Grenouillère, Dominic Tardif écrit dans Le Devoir : « Chronique des glorioles imaginaires d’un grand taquin aimant (se) conter des histoires et fabuler une légendaire vie d’aventures, Miron, Breton et le mythomane est le carton d’invitation d’une fête organisée en l’honneur du mensonge auquel s’abreuve n’importe quelle forme de littérature digne de ce nom. » Pour sa part, Dédé blanc-bec reçoit dans Nuit Blanche un commentaire signé Gaétan Bélanger : « Le ton poétique empreint d’humour et de nostalgie adopté par l’auteur rend extrêmement agréable la lecture de ce roman émouvant. Il faut préciser que, tout d’abord, il est un peu déroutant de suivre les bonds fréquents de la narration dans le temps. Plus que de simples digressions, elles donnent parfois l’impression que l’auteur saute du coq à l’âne pour revenir aux mêmes événements, observés sous un angle différent. Mais on s’habitue vite à cette manière ou à ce style et on l’apprécie pour son originalité. Voilà donc un roman au texte minutieusement poli et se démarquant par sa qualité et son audace. » Vierge folle est le dernier roman de l’auteur. La recension parue dans Culture Hebdo se termine avec ces mots : « Nous vous laissons le soin de découvrir la conclusion. Excellent, est un euphémisme. On a adoré. » Ce roman, sans doute le meilleur de l’auteur, s’il a suscité l’enthousiasme de ses lecteurs n’a guère fait l’objet de recensions sérieuses. Pour des recensions sérieuses, il aura fallu attendre l’hiver 2023. Au billet d’Antoine Boisclair portant sur La châtaigneraie, se sera ajoutée dans Le Devoir une chronique de Louis Cornellier consacrée non pas à un roman ou un recueil, mais à un essai. Le journaliste y salue d’abord le travail entrepris par l’écrivain sur son blogue : « Fin lecteur de poésie, l’écrivain s’y impose comme un critique raffiné, érudit et amical dont le style, limpide et élégant, s’apparente à celui de la conversation relevée. Ces qualités en font une rareté dans le paysage littéraire québécois. » Puis, il rend compte de l’essai : « Dans Le complexe d’Orphée (Nota bene, 2023, 186 pages), l’écrivain se fait plus essayiste que critique en proposant « une manière de promenade » dans laquelle il tente « de saisir la nature de la poésie ». Fidèle à son approche modeste et exploratoire, il déambule en compagnie des poètes et penseurs qu’il aime afin de délimiter son objet, tout en cultivant le souci de ne pas l’enfermer. » Il conclut sa chronique en ces termes : « Partisan des « poèmes limpides » qui disent de « simples vérités », Guénette trouve dans la poésie un antidote « à l’endormissement de [ses] facultés » ou, comme l’écrit Valéry, un discours « chargé de plus de sens, et mêlé de plus de musique, que le langage ordinaire n’en porte et n’en peut porter ». Fénelon aurait aimé ce livre admirable. » La conclusion de l’article d’Antoine Boisclair portant sur La châtaigneraie était elle aussi plutôt réjouissante : « Romancier accompli (son dernier récit, Vierge folle, est paru en 2021 aux éditions de La Grenouillère), critique littéraire important (son blogue, intitulé Dédé blanc-bec, offre des comptes rendus très étoffés sur des publications québécoises), Daniel Guénette est aussi un poète qui mérite toute notre attention. »

2 réflexions sur « Judy Quinn : Tout est caché : Poésie : Éditions du Noroît : 2021 »

  1. Quand les lumières de Hegel et de Breton sont requises pour accéder au sens d’un ou d’une poète, on peut comprendre Salomé de ne pas vouloir laisser tomber ses voiles…

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